L’Afar Human Rights Organization (AHRO) a publié le 13 janvier 2026 un communiqué dénonçant une frappe de drone menée en territoire éthiopien et attribuée à l’armée djiboutienne. Selon l’organisation, l’attaque aurait visé des civils afar dans la zone de Gawah, située dans la région Afar, à environ vingt-cinq kilomètres à l’intérieur du territoire éthiopien.
D’après les informations recueillies par l’ONG, la frappe serait intervenue dans les premières heures de la matinée et aurait été menée par un drone de type Bayraktar TB2. Les personnes touchées étaient des nomades afar, parmi lesquels figuraient des femmes et des enfants. Le communiqué précise que le groupe se trouvait à proximité d’une unité des douanes éthiopiennes, sans pour autant constituer une cible armée. Le bilan ferait état de plusieurs blessées civiles.
Une répétition d’incidents déjà signalés
L’AHRO souligne que cet événement ne constitue pas un cas isolé. En janvier 2025, une frappe similaire attribuée à des drones djiboutiens aurait déjà causé la mort de civils dans la localité de Siyyarou, région à cheval entre Djibouti et l’Ethiopie. Pour l’organisation, ces attaques répétées s’inscrivent dans une dynamique préoccupante de violences transfrontalières affectant directement les populations pastorales afar, particulièrement vulnérables en raison de leur mode de vie mobile et de leur présence dans des zones frontalières sensibles.
Souveraineté et droit humanitaire en question
Dans son communiqué, l’ONG estime que ces frappes constituent une violation de la souveraineté de l’Éthiopie ainsi que des principes fondamentaux du droit international humanitaire, en particulier la protection des civils en situation de conflit ou de tension armée. Elle insiste sur le caractère non combattant des victimes et sur l’impact de ces attaques sur la stabilité régionale dans une Corne de l’Afrique déjà marquée par de multiples foyers d’insécurité.
L’organisation rappelle par ailleurs que les sociétés afar ont historiquement cherché à préserver des équilibres locaux fondés sur la coexistence et la mobilité pastorale, et que la militarisation accrue des zones frontalières fragilise ces mécanismes sociaux anciens.
Appels aux autorités et aux acteurs internationaux
L’AHRO appelle les autorités fédérales éthiopiennes ainsi que les responsables régionaux afar à dénoncer publiquement ces actes et à prendre des mesures concrètes pour assurer la protection des civils. Elle invite également l’Union africaine à se saisir du dossier et à agir afin de prévenir la répétition de telles attaques.
Enfin, l’organisation demande à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains de mettre en place un mécanisme d’enquête indépendant chargé d’établir les faits, d’identifier les responsabilités et de rendre publiques les conclusions relatives à ces frappes de drones contre des populations civiles.





Nous félicitons l’organisation l’AHRO pour cette intervention urgente de l’attaque des Drones par le régime Djiboutien sur la population innocente Afar en Ethiopie.
Par votre travail de sensibilisation nous espérons la condamnation et la protection de cette population nomade par la communauté internationale
Mais aussi de voir éclater la vérité sur cette situation grave par une enquête internationale indépendante.
Cordialement et Merci