Le ministère éthiopien des Mines a annoncé le 13 mars 2026 la signature d’accords d’investissement minier d’un montant total de 4,2 milliards de dollars pour développer plusieurs ressources stratégiques, notamment le minerai de fer, la potasse et l’or. Addis-Abeba entend ainsi valoriser un potentiel minier longtemps sous-exploité et renforcer les bases industrielles de son économie.
Trois opérateurs sont concernés par ces accords. La société ZYTB DIM Metals and Minerals Manufacturing PLC, une coentreprise associant des investisseurs éthiopiens et chinois, doit lancer un projet de production de minerai de fer destiné à soutenir le développement de l’industrie sidérurgique nationale. De son côté, Ethiopian Investment Holdings pilotera le développement de la potasse. Les principaux gisements se situent dans la dépression du Danakil, dans la région Afar, qui abrite l’un des plus grands gisements de potasse au monde. Enfin, la société Bero Mining and Trading PLC a obtenu un accord pour exploiter des ressources aurifères.
Pour les autorités éthiopiennes, ces investissements doivent contribuer à réduire la dépendance aux importations de matières premières industrielles, tout en renforçant les exportations minières. L’or constitue déjà l’une des principales sources de devises du pays, tandis que la potasse est appelée à jouer un rôle important dans la production d’engrais et le développement agricole.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du secteur minier un levier de croissance et de diversification économique. Le sous-sol éthiopien recèle en effet des ressources importantes, dont une partie reste encore peu explorée.
La concrétisation de ces projets dépendra toutefois de leur capacité à surmonter plusieurs défis, notamment en matière d’infrastructures, de financement et de logistique. Plusieurs initiatives minières annoncées ces dernières années, en particulier dans la région du Danakil, ont déjà connu des retards. Pour Addis-Abeba, l’enjeu est désormais de transformer ces ambitions minières en projets industriels effectivement opérationnels.




