Un homme arrêté dans le cadre des opérations menées après l’attaque du camp militaire de Dawdaya par le FRUD armé en février 2024 est décédé en détention, selon une note d’information publiée le 10 juin par la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).
Identifié comme Ainan Bilale Ali, il figurait parmi les civils interpellés après les événements de Dawdaya. Plusieurs habitants de la région, dont des caravaniers se rendant au lac Assal pour le commerce du sel, comptaient également parmi les personnes arrêtées dans les jours suivants.
Détenu pendant près de dix-huit mois à la prison de Gabode, Ainan Bilale Ali aurait été soumis à de sévères actes de torture et privé des soins médicaux qu’exigeait son état de santé. Selon la LDDH, il aurait progressivement perdu la vue avant de décéder la semaine dernière.
Dans sa note, l’organisation de défense des droits humains appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes du décès et de déterminer les éventuelles responsabilités.
Aucune réaction officielle des autorités n’avait été rendue publique au moment de la diffusion de cette information.
Au-delà du cas d’Ainan Bilale Ali, cette affaire rappelle le sort de nombreux civils arrêtés ces dernières années dans le cadre de la lutte contre le FRUD. Des arrestations qui continuent d’alimenter les critiques des organisations de défense des droits humains, celles-ci dénonçant des détentions fondées non sur des actes individuels établis, mais sur des soupçons de proximité ou des liens familiaux avec des membres de la rébellion.





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