Bruxelles : la diaspora afar se mobilise pour la paix dans la région

La Corne de l’Afrique est en train de basculer. Aux frontières poreuses des États, les conflits se multiplient, les alliances changent au gré des intérêts militaires ou économiques, et les populations civiles paient chaque jour un prix toujours plus lourd. Parmi elles, les Afars se trouvent à l’un des épicentres de la tempête : marginalisés, divisés par les frontières, exposés aux violences, ignorés des capitales, courtisés par les puissances étrangères, mais rarement écoutés.

C’est précisément pour rompre ce silence que la diaspora afar se donne rendez-vous à Bruxelles du 26 au 28 décembre. Une conférence décisive, pensée comme un point de ralliement, un espace de mobilisation, une plateforme de défense collective. Un moment où chaque voix comptera et où chaque absence pèsera.

Une région qui s’embrase et un peuple en première ligne

Depuis deux ans, la Corne de l’Afrique connaît une escalade inquiétante. Le conflit au Tigré a laissé une région fracturée, saturée d’armes et traversée par des lignes de fracture communautaire. L’Éthiopie peine à stabiliser ses périphéries, tandis que l’Érythrée poursuit une logique de militarisation implacable.

À Djibouti, la crise politique autour du sixième mandat du président Guelleh fragilise un pays déjà marqué par les rivalités internes et les pressions extérieures.Et au Somaliland, l’incendie couve : insurrections mortelles à Awdal, crise de Zeila alimentée par des ingérences régionales, fragmentation territoriale après la sécession de la région SSC. Des dizaines de morts en quelques semaines et rien n’indique que le pire soit derrière.

Dans toutes ces secousses, les Afars se retrouvent dans une position dramatiquement constante : en première ligne, mais sans protection. Leurs terres se situent justement là où les États testent leurs forces, où les multinationales prospectent les minerais, où les corridors stratégiques se tracent, où les tensions se cristallisent.

Assez d’être spectateurs, la diaspora entre en action.

Face au risque d’un nouveau cycle de violences et à l’effritement accéléré des équilibres régionaux, l’heure n’est plus à l’attente. À Bruxelles, la diaspora veut faire ce que personne ne fera à sa place : analyser, alerter, se structurer, proposer, et peser.

Pendant trois jours, chercheurs, professionnels, militants, responsables communautaires et citoyens engagés vont se réunir pour :

  • comprendre les dynamiques militaires, politiques et économiques qui menacent les populations afar ;
  • construire des stratégies de paix et de stabilité adaptées à la réalité du terrain ;
  • élaborer une plateforme d’action transnationale pour défendre les droits et la sécurité des communautés ;
  • coordonner un plaidoyer international capable de faire bouger les lignes ;
  • donner à la diaspora un rôle déterminant dans le futur de la région.

Cette conférence n’est pas seulement un événement : c’est un tournant, peut-être même un point de non-retour.

Pourquoi votre présence compte vraiment

Parce qu’un peuple sans voix est un peuple en danger.
Parce qu’un agenda régional aussi explosif exige unité, expertise et solidarité.
Parce que l’histoire des Afars – faite de résilience mais aussi d’effacement politique – ne peut plus être écrite sans leur participation directe.

Participer à cette conférence, c’est :

  • refuser que d’autres décident du sort des Afars ;
  • contribuer à une vision collective et stratégique de la paix ;
  • soutenir un mouvement qui s’organise pour la première fois à une telle échelle ;
  • montrer à la communauté internationale que la diaspora afar est debout, vigilante et déterminée.

Chaque chaise occupée fera la différence. Chaque intervention, chaque idée, chaque témoignage sera une pierre posée pour la stabilité future.

Bruxelles : l’endroit où tout peut basculer

Dans un monde où les guerres se décident souvent loin des regards, cette conférence offre un espace rare : un lieu neutre, libre, ouvert, où les Afars peuvent réfléchir ensemble, formuler des solutions réalistes et s’exprimer sans pression.

La région n’attendra pas. Les crises avancent, les ingérences s’intensifient, les lignes bougent.
Mais la diaspora aussi avance. Et cette fois, elle refuse de subir.

Un appel clair : venez. Impliquez-vous. Faites partie du changement.

L’avenir des Afars, la stabilité de la Corne de l’Afrique et la dignité d’un peuple trop longtemps marginalisé exigent une mobilisation massive. La conférence du 26–28 décembre n’est pas un événement de plus : c’est l’occasion pour chacun de prendre part à une démarche historique, collective, courageuse.

Bruxelles sera le lieu où les Afars prendront la parole ; À vous d’être là pour l’entendre et pour la porter plus loin.

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