Dans un communiqué diffusé le 12 février 2025, le sultan Ahmed Ali Mirah a condamné la frappe de drone du 30 janvier à Siyaru, près de la frontière djibouto-éthiopienne. Le Sultan Ahmed Ali Mirah attribue l’attaque à l’armée djiboutienne et fait état de onze civils tués, dont une mère et trois enfants.
Alors que Djibouti affirme avoir visé le FRUD, le Sultan dénonce une attaque contre des habitants sans défense, déjà privés d’accès à l’eau potable et aux soins. Il accuse les forces djiboutiennes d’utiliser cette population vulnérable comme « cible d’entraînement ».
Au-delà de cette frappe, Ahmed Ali Mirah accuse le gouvernement djiboutien de faire subir aux populations afares « une persécution systématique, une violence d’État et une négligence délibérée ». Le communiqué inscrit ainsi l’attaque dans une succession de violences et d’abandon imputés au gouvernement djiboutien.
Le Sultan Afar affirme disposer de preuves, notamment d’images des victimes, et se dit prêt à les transmettre pour une enquête internationale. Son appel porte également sur l’envoi d’une mission dans les zones touchées et l’adoption de mesures pour protéger les communautés nomades afares.




