
Des pressions et des interpellations ont été signalées ces derniers jours dans plusieurs zones pastorales du sud djiboutien, selon des témoignages locaux. Ces situations concernent notamment des habitants ayant diffusé ou relayé des informations sur leurs conditions de vie, en particulier l’accès limité à l’eau et à l’électricité.
Ces signalements interviennent depuis le lancement de la campagne électorale le 27 mars, dans un contexte où l’expression publique apparaît plus encadrée. Des sources évoquent des interventions visant des personnes actives sur les réseaux sociaux ou impliquées dans la diffusion de contenus liés à la situation locale.
À Gallamo, localité déjà mentionnée dans plusieurs témoignages récents, l’accès à l’eau reste interrompu depuis plus de deux ans après l’assèchement du principal puits. Des conditions comparables sont rapportées dans d’autres localités du sud, notamment à Kouttabouyya, Gora’bous, As-Eyla ou encore Yoboki, où les populations font face à des difficultés d’accès aux services essentiels.
L’extension de ces signaux à plusieurs localités, combinée à la persistance des pénuries, fait émerger un risque de dégradation des conditions de vie à une échelle plus large. Plusieurs éléments laissent ainsi entrevoir une situation pouvant évoluer vers une crise à caractère humanitaire en l’absence de réponses adaptées.




