Du jeudi 5 au samedi 7 février, la ville de Tadjourah a accueilli la troisième édition de son Festival culturel.. Organisé par l’association Tekkem Tarago sous la coordination de son président Bachir Maki, l’événement, désormais bien installé dans le calendrier culturel régional, a rassemblé un public nombreux venu aussi bien de l’arrière-pays que de la capitale.

Au-delà de la dimension festive, le festival a confirmé son rôle de vitrine culturelle et de soutien aux initiatives locales. Les stands installés sur le site ont permis à de petits entrepreneurs et artisans de présenter leurs produits, tandis que l’affluence des visiteurs a profité aux activités de restauration, d’hébergement et de commerce, donnant à la ville un rythme particulier durant ces trois journées. L’événement a également été marqué par une conférence consacrée à l’entrepreneuriat des jeunes et à l’initiative privée dans les régions nord, prolongeant la réflexion sur les dynamiques locales.
Le moment central du festival est toutefois resté la grande soirée d’hommage dédiée au regretté Abdallah Lee, disparu le 18 septembre 2007. Figure emblématique de la scène musicale djiboutienne, l’artiste a été célébré à travers les reprises de plusieurs titres phares du groupe Dinkara, suscitant une vive émotion parmi les festivaliers et rappelant l’empreinte durable de son œuvre dans la mémoire collective.
Impossible enfin d’évoquer cette édition sans mentionner la performance de Waydaro Boy, artiste en vogue dont le titre à succès Tata a littéralement enflammé la scène. Repris en chœur par le public, le morceau a donné à la soirée une énergie communicative qui a largement dépassé l’enceinte du festival, résonnant dans toute la sous-région.
Entre hommage, transmission culturelle et expression contemporaine, cette troisième édition du Festival culturel de Tadjourah a confirmé la vitalité de la scène artistique locale et la capacité de la ville à fédérer, le temps de quelques jours, mémoire, création et convivialité. À la rédaction d’Afar Times, l’ambiance est restée, elle aussi, résolument en mode Tata.




