Au Tigré, une nouvelle flambée de violences

De nouveaux affrontements armés ont éclaté le 29 janvier 2026 dans la région du Tigré, opposant les forces fédérales éthiopiennes à des forces tigréennes, ravivant les craintes d’une détérioration sécuritaire plus large, trois ans après l’accord de paix de Pretoria.

Les combats, signalés principalement dans des zones contestées de l’ouest et du nord du Tigré, restent localisés mais ont suffi à provoquer des mesures de sécurité immédiates. Dans ce contexte, Ethiopian Airlines a annoncé la suspension de tous les vols civils vers et depuis le Tigré, notamment vers Mekelle, invoquant des raisons opérationnelles liées à la situation sécuritaire.

Le 31 janvier, des frappes de drones ont également été signalées dans le nord de la région. Selon des sources tigréennes et humanitaires, les attaques ont touché des véhicules civils, faisant au moins un mort et un blessé. Les autorités fédérales n’ont pas communiqué officiellement sur ces frappes, dont l’origine et la cible exacte restent disputées.

À la suite de ces événements, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a publié un communiqué officiel daté du 31 janvier 2026, adressé au président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. Le mouvement y appelle à la retenue et réaffirme son attachement à l’accord de Pretoria, soulignant que le dialogue reste, selon lui, la seule voie durable pour résoudre les tensions actuelles.


Ces développements interviennent dans un contexte de mise en œuvre incomplète de l’accord de Pretoria, marqué par des désaccords persistants sur les questions sécuritaires et territoriales, laissant planer le risque d’une instabilité prolongée dans le nord de l’Éthiopie.

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